Résumé

Sous le co-pilotage de Bruno Cabrillac et de Pierre Jaillet, le numéro 161 de la Revue d’économie financière s’inscrit dans le prolongement du numéro 160 sur les mutations géopolitiques et ses conséquences géoéconomiques. Il est publié en versions française et anglaise.

Le premier volume (« l’ère des ruptures ») analysait les conséquences géoéconomiques d’une polycrise systémique révélatrice des tensions suscitées par une phase de mondialisation accélérée accompagnée de bouleversements économiques. Le numéro 161 (« l’ère des recompositions ») examine les perspectives géoéconomiques de ce nouvel état du monde. Introduit par deux entretiens avec Enrico Letta et Arancha Gonzalez, il comprend 13 articles répartis entre trois chapitres :

1. Un cadre prospectif de la géoéconomie mondiale au XXIe siècle

2. La recomposition du système monétaire et financier international

3. Gouvernance économique et financière mondiale : réinventer le multilatéralisme

Le rôle que peut et doit jouer l’Europe (et l’euro) en renforçant son intégration et en défendant un champ large de règles internationales est un fil rouge de ce volume.

Le premier chapitre s’ouvre sur un constat : sur la base des fondamentaux, la dominance géoéconomique des États-Unis pourrait se renforcer dans les prochaines décennies. Toutefois, les politiques, notamment commerciales et migratoires, mises en place par l’administration Trump pourraient contrarier cette dynamique.

Le deuxième chapitre revient sur la recomposition du système monétaire et financier international. L’évolution du rôle du dollar et des actifs américains, qui pourrait être renforcé par le développement des stablecoins, est évidemment au cœur de cette recomposition. Mais le développement des stablecoins pourrait également déstabiliser la politique monétaire américaine et, au-delà, le SMI. Cette recomposition a eu jusqu’à maintenant des conséquences limitées sur les flux internationaux de portefeuille.

Le troisième chapitre repart du constat sur les difficultés de l’ordre multilatéral. Les règles, les institutions ou les forums multilatéraux comme le G7 ou le G20 ont été mis à mal par la situation de polycrise et surtout par l’unilatéralisme de Trump. Même si la coopération multilatérale a marqué une certaine résilience, par exemple en préservant les accords sur la fiscalité internationale, elle n’est plus à la hauteur des défis, notamment pour la gestion des biens publics mondiaux. Les blocages de la coopération multilatérale pourraient être contournés, soit par la coordination de politiques moins dépendantes des choix géopolitiques, comme la concurrence, soit par des coalitions de volontaires impliquant des acteurs non étatiques, comme on l’expérimente avec les COP pour le climat ou pour la biodiversité.

Caractéristiques

Publication : 7 mai 2026

Édition : 1re édition

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : eBook [ePub + Mobipocket + WEB + PDF]

Contenu(s) : ePub, Mobipocket, WEB, PDF

Protection(s) : Marquage social (ePub), Marquage social (Mobipocket), DRM (WEB), Marquage social (PDF)

Taille(s) : 5,82 Mo (ePub), 11 Mo (Mobipocket), 1 octet (WEB), 3,13 Mo (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3307, 3181

EAN13 eBook [ePub + Mobipocket + WEB + PDF] : 9782376471233

EAN13 (papier) : 9782376471219

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