Ils ne sont ni monstres ni héros.
Ils s’appellent José, Sylviane, Éric, Marguerite, Amine, Ludovic…
Des femmes et des hommes ordinaires, dont les vies basculent un jour de l’autre côté du miroir : celui du crime, de la faute, de la folie.
Psychologue expert près la cour d’appel de Bourges, Alain Vernet a passé quarante ans à les écouter, les interroger, les comprendre — à tenter, par la parole et l’analyse, de faire surgir un peu d’humanité au cœur du tragique.
De la salle d’audience au parloir, du cabinet d’expertise aux couloirs de prison, il dresse ici une galerie de portraits d’une justesse clinique et d’une force littéraire rares, éclairant la part d’ombre qui traverse nos vies ordinaires.
Sous la plume d’un praticien philosophe, le Berry et le Nivernais deviennent le théâtre d’une banalité du mal à la française, où l’expert se fait témoin, passeur, parfois confesseur.
Entre récit, réflexion et méditation éthique, L’Ordinaire du mal interroge ce que la Justice révèle — et ce qu’elle tait — du mystère humain.
« Raconter les crimes, c’est raconter les hommes. Ce n’est pas sonder la noirceur, mais reconnaître ce qu’elle dit de nous. »