"L’enfance, ce chemin de ronces, je m’en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les parois de cet immeuble du quinzième arrondissement de Paris, chez mon père, où j’ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans. Je n’y pense jamais, mais la nuit je le retrouve en rêve, cet appartement. Il me retrouve. Toujours le même scénario dont je me réveille comme un fugitif traqué, rassemblant quelques objets dans le désordre et sous la menace d’une apparition paternelle. Il n’y a jamais eu aucune photo de moi ici." Ouvrir la porte de l’appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s’est joué jadis avec le père. Puis partir en ayant pris soin de laisser l’enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C’est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, un rêve que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse.« Il ne s'agit pas d'un récit mais d'un roman, merveilleusement écrit. Intense, parfois drôle, le style de l'auteur enveloppe des faits graves, tristes, pathétiques, avec une élégance qui reflète une distance par rapport aux situations, de la vaillance, et une bienveillance pour le fauteur de troubles : le père. »LIBERATION« Un livre poignant » LE NOUVEL OBS« Un roman poignant, qui ouvre l'espace des non-dits avec pudeur, par l'auteur de La Nuit imaginaire. » TELE 2 SEMAINES« Un livre délicat sur le poids de l'héritage des pères et une éventuelle réparation. »VERSION FEMINA« Une écriture somptueuse qui ne laissera aucun lecteur insensible »FEMINA,CECILE A.« Un texte intense, une plume superbe et sensible. Magnifique. »OUEST FRANCE« Une œuvre poétique. »FRANCE CULTURE« Un texte déchirant dans une langue d’une grande élégance. »LE VIF.FOCUS BELGIQUE