Le consentement se présente comme une notion d’évidence : c’est affirmer sa volonté. Ce faisant, on dit l’inverse de ce qu’est un consentement. Le consentement relève non de l’apodictique mais de l’optatif. Consentir, ce n’est pas vouloir explicitement, mais vouloir bien, ou, comme le dit Paul Ricœur, c’est se plier à la nécessité. Dès lors, on interrogera les usages sociaux dans lesquels entre cette notion. Des observations de M. Godelier relatives aux rites d’initiation dans la société des Baruyas à celles des historiens des mœurs des XIXe et XXe siècles, l’ouvrage construit la fonction discrète du consentement, notamment dans les rapports sexuels. Le rendre manifeste, comme il est exigé de nos jours, surtout lorsqu’il s’accompagne d’une telle méprise sémantique, fait donc jouer au consentement un tout autre rôle dans l’économie des échanges humains, particulièrement des échanges sexuels. Cela devient un enjeu normatif et idéologique porté par un « néo-féminisme » qui s’est écarté du féminisme des droits universels.
Collection : Hors collection
Publication : 27 février 2025
Édition : 1re édition
Intérieur : Noir & blanc
Support(s) : eBook [ePub], eBook
Contenu(s) : ePub
Protection(s) : Marquage social (ePub)
Taille(s) : 119 ko (ePub)
Langue(s) : Français
Code(s) CLIL : 3645, 3081
EAN13 eBook [ePub] : 9782130833567
EAN13 (papier) : 9782130833550
Michel Messu, Cristina Albuquerque
16,99 €
19,99 €
8,99 €
8,99 €
Association rennaise d'études sociologiques, Direction de la construction, Laboratoire de recherches économiques et sociales (LARÈS)
11,99 €