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Résumé

« Le travail est la condition de l’existence humaine, c’est l’âme de toute société ; c’est par lui seul que l’homme peut utiliser les immenses ressources que Dieu a mises à sa disposition.
Il faut distinguer deux sortes de travail : celui de l’intelligence, auquel se rattachent les arts libéraux ou beaux-arts, et celui des mains, qui est la base des arts mécaniques ou métiers. Sous ce dernier nom on comprend généralement les arts qui sont le plus directement indispensables à l’entretien de la vie de l’homme et à la satisfaction de ses besoins matériels.
Certes, ces métiers qui contribuent si puissamment au bonheur de la vie sociale ne sont pas moins utiles que les arts libéraux ; cependant, par le plus étrange renversement d’idées, ces derniers sont trop souvent l’objet d’une estime et d’une admiration sans bornes, je dirais presque d’un culte, tandis que l’on accorde trop peu d’intérêt à l’artisan modeste dont le travail satisfait les désirs de tous les instants. Loin de mépriser les arts mécaniques, on ne saurait trop, au contraire, les multiplier et les encourager ; car ils sont, d’une part, un besoin d’ordre naturel et d’ordre social ; de l’autre, un instrument actif de civilisation, en ce sens qu’ils alimentent l’industrie, et que l’industrie, suivant la juste appréciation des économistes de tous les temps et de tous les pays, est la première richesse d’une nation. C’est l’opinion de Bacon ; c’était aussi celle de Colbert, ministre honnête homme, qui consacra tous ses efforts à favoriser l’agriculture et à développer l’industrie. C’était encore le sentiment d’un écrivain célèbre du siècle dernier, qui s’écriait : “Celui qui surprit aux Anglais les machines à faire les bas, les velours aux Génois, les glaces aux Vénitiens, ne fit guère moins pour l’État que ceux qui battaient ses ennemis et leur enlevaient leurs places fortes.”
L’étude des premiers pas de l’industrie pourrait fournir matière à des recherches historiques du plus haut intérêt ; mais elles n’entrent point dans notre cadre. C’est au philosophe, c’est à l’historien qui veulent se rendre compte de la vie réelle des peuples, qu’il appartient de rechercher comment le progrès des arts mécaniques a constamment suivi la marche ascendante de la civilisation et des lumières »

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Caractéristiques

Editeur : BnF collection ebooks

Auteur(s) : François Valentin

Collection : Savoirs & Traditions

Publication : 10 décembre 2020

Edition : 1ère édition

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : Text (eye-readable) [ePub + Mobipocket + WEB]

Contenu(s) : ePub, Mobipocket, WEB

Protection(s) : Marquage social (ePub), Marquage social (Mobipocket), DRM (WEB)

Taille(s) : 3,9 Mo (ePub), 8,9 Mo (Mobipocket), 1 octet (WEB)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3378

EAN13 Text (eye-readable) [ePub + Mobipocket + WEB] : 9782346143443

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