Écrivain public, je prête ma plume aux murmures étouffés. Après avoir exploré les ravages de l’ambition familiale, je me tourne vers un silence plus clinique : celui de l’institution médicale.Avec mon ouvrage Ce que la médecine m’a pris, j’interroge la dépossession de soi. Les drames naissent rarement de la méchanceté ; ils surgissent d’un diagnostic qui efface l’humain, d’un protocole qui évacue le dialogue ou d’une certitude qui condamne. Derrière la froideur de la machine de soin, mon écriture devient une tentative de dire ce que beaucoup taisent. Je poursuis ma mission de témoin pour que le patient ne soit plus réduit à sa pathologie, mais reconnu comme un sujet.Dire le vécu derrière le traitement, c’est refuser que l’institution n’absorbe l’individu. Qu’il s’agisse de la maladresse d’un proche ou de la rigueur d’un système, mon rôle reste le même : transformer le silence clinique en une parole de vérité pour que chacun retrouve sa voix.