Ce sont mes parents qui m'ont initié à la littérature, sur le tard je le confesse. Mon père, désespérant de me voir désintéressé par les livres, m'a un jour mis entre les mains Salammbô : "Lis ça". L'ouvrage est resté sur ma table de chevet pendant des mois, jusque, lors d'une visite du musée d'art de Nantes, je tombe sur "Le défilé de la hache" de Paul Buffet. La langue, parfois brutale, à l'image du récit, a malgré tout comme phare la beauté des mots. Certaines séquences peuvent être ponctuées de ce qui pourrait apparaître comme de longues digressions ; le but est de plonger au plus profond du ressenti et de l'histoire des actrices et acteurs du récit. J'ai cultivé cette démarche pour m'apercevoir, en fin de compte, que c'était mon style d'écriture. Il est ce qu'il est, mais je ne le renie pas.