Face à un monde qui détruit la planète et mène à la guerre, cet ouvrage récuse l’impuissance et place le travail vivant et collectif au cœur de la résistance. C’est précisément depuis le travail que nous pouvons repenser la façon de produire et reproduire nos sociétés. Bien que précarisé et fragmenté, le travail demeure le moteur du système ; l’enjeu est donc de le soustraire à la logique du capital et du profit abstrait pour se réapproprier collectivement ces questions cruciales : quoi et comment produire, et pour quels besoins collectifs ?
L’auteur met en lumière l’émergence d’une nouvelle littérature working class, révélatrice d’une nouvelle conscience collective liée au travail qui transcende les vieux archétypes de la classe ouvrière. En y intégrant les enjeux de genre et de race, ces récits déploient une contre-narration puissante. Ils muent la colère et la résignation en une mobilisation créative, capable de dessiner un nouveau modèle de production et reproduction sociale, qui place le bien-être de tous, le soin du monde et de la biosphère au centre de ses priorités.