Dans Tizita – Souvenirs sans bornes de la Corne, Saadaldin SAAD-OMAR retrace, entre Djibouti et l’Éthiopie, une enfance et une adolescence marquées par les lieux, les langues, les rites et les liens familiaux. Né en Éthiopie et ayant grandi à Djibouti, le narrateur recompose, par fragments, un ensemble de souvenirs où se mêlent mémoire familiale, vie quotidienne et évocation d’un monde aujourd’hui transformé.Au fil du texte se dessine le parcours d’un enfant puis d’un jeune homme confronté aux premières expériences de l’existence : joies de l’enfance, peurs, éveil du désir, tensions familiales, découverte des rapports sociaux, mais aussi la force du collectif et le poids des appartenances multiples. Autour de lui apparaissent les figures qui structurent cette mémoire : parents, tantes, voisins, commerçants, enseignants et, plus largement, tout un entourage familial et social.Des rues de Djibouti aux séjours en Éthiopie, de la boutique paternelle aux fêtes, aux voyages et aux scènes de la vie ordinaire, le récit restitue un univers traversé de voix, d’odeurs, de pratiques et de souvenirs. Il interroge mémoire, identité, déracinement et transmission à partir d’une expérience située, entre plusieurs langues, plusieurs héritages et plusieurs espaces d’appartenance.Tizita, mot amharique associé à la nostalgie et à la mémoire chantée, donne son titre à ce texte de mémoire, construit comme une traversée personnelle de la Corne de l’Afrique.