Lorsque le cancer s’invite et que la mort menace, tout vacille : mes certitudes, mes repères, mes projets.Confrontée à l’impermanence de l’existence et à la finitude, j’entame un chemin d’acceptation et d’introspection. Une lente alchimie s’opère : des émotions longtemps enfouies se libèrent, le passé se laisse apprivoiser et l’âme se déleste de ce qui l’entravait.Ce chemin est éclairé par de lumineuses rencontres, certaines mystiques car « il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous ». L’impossible se transforme alors en possible et la rémission survient.Jusque sur les sentiers de St Jacques de Compostelle, la maladie se révèle être une initiatrice, une leçon de vie, une traversée transformatrice.La maladie aurait pu me conduire à la mort, elle m’a, au contraire, fait renaître à la vie.