Lucile et Aurore traversent l’univers vertigineux de Versailles. Dans le bosquet des rocailles, elles observent cette salle de bal, bouleversées par l’éventail d’écailles vermeilles.— J’ai remarqué des éléments singuliers dans les films de Claude Sautet, murmure Lucile.— Que veux-tu dire ?— Je ne sais pas. C’est étrangement familier. Si je t’ai demandé de venir à Versailles, c’est qu’il y a une raison.Dans le bosquet des Bains d’Apollon, face aux rêveries de Jules Hardouin-Mansart, Lucile détaille à Aurore son travail :— J’ai noté que dans tous ses films, Claude Sautet évoque l’histoire de France.— Je pense que tu te fais des idées. Ça doit être des hasards.— Souviens-toi, Claude Sautet était extrêmement rationnel. C’est une des raisons qui me font croire que ce ne sont pas des coïncidences.— Ton imagination te joue des tours ! Ce sont des corrélations illusoires !— Je ne crois pas. Je dois encore explorer ses films plus en détail.