Juan apprend la mort de son père sur Twitter, entre deux faits divers. Pas de coup de fil, pas de larme. Juste un soulagement qui le dérange.Fonctionnaire à Strasbourg, alcoolique en rémission fragile, aspirant romancier qui n’écrit pas, Juan traverse ses jours à reculons. Il y a Agathe, sa psy – trop lucide pour être confortable. Samy, le parrain local et le grand frère qui veille sur lui. Carla, l’amour qui lui fait dire la vérité sur lui-même. Et Chinaski, le chat, dernier témoin de ses naufrages nocturnes.Ce que raconte L’Attrape-soleil, c’est la chute et la lente remontée d’un homme qui sait beaucoup de choses sur les autres, mais presque rien sur lui-même. Un homme qui hérite d’un père qui l’a brisé, d’une colère qu’il n’a jamais nommée et d’une question qu’il ne peut plus esquiver : qu’est-ce qu’on fait de ce qu’on a raté ?Ironique et précis, mêlant argot de cité, références littéraires et musique rock, ce premier roman est un portrait générationnel saisissant, qui dit, sans crier, la difficulté d’être debout quand personne ne vous a appris à le faire.