Miroir de notre monde est un essai politique sous forme de carnets (Jean Keller). Il décrit un basculement discret : les faits restent accessibles, mais obligent moins. En arrière-plan, une question d’anthropologie politique traverse le livre : la civilisation comme digue fragile contre la violence ordinaire, et le retour du « vieux monde » quand les scrupules s’usent. À partir de l’après-1945 (force contenue par le droit), le texte suit des mécanismes : dissolution du monde commun, désinformation et dislocation du réel partagé, populisme et polarisation, capture du droit, privatisation du politique (Próspera), dépendances stratégiques et guerre hybride (Ukraine). Méthode : faits publics vérifiables, enchaînements explicités, conclusions signalées comme telles ; le lecteur demeure juge.