Dans Sans qu’on le sache, Francine Sanche nous conduit en douce vers l’intime: une voix ferme les yeux, rentre la tête dans le ventre, fait taire les gestes pour laisser jubiler les mots. Funambule au centre, à l’aise sur une bulle, elle orbite vers son antre, abri douillet bordé de dentelle et de plein jour, couche d’œillets où se poser. Entre la tête et le cœur, elle s’intercale, à titre d’auteure. Recueil de poésie sensuelle et secrète, cette écoute révèle la cadence d’un corps qui pense et la lumière des images immobiles; un murmure qui invite à se concentrer, à trouver l’équilibre, sans qu’on le sache.