Dans la clarté d’un matin de mai, à deux pas de la Bourse, Saccard s’attarde chez Champeaux, les yeux vers la place gaie et presque vide, tandis que, autour des petites tables serrées, montent les appétits. De la salle blanc et or aux trottoirs sous les marronniers, s’esquisse tout un monde que le gain convoque, pressé, affamé, déjà gagné par la fièvre de l’argent. Par la précision de son regard naturaliste, Zola capte le tumulte des marchés, les illusions et les appétits qui emportent foules et ambitieux solitaires. Fresque implacable d’un âge livré au numéraire, ce roman nous entraîne au cœur des séductions et des périls de la spéculation.