Sous un ciel chauffé à blanc, où l’ombre prend des teintes de pervenche, Jean Aicard saisit un été de lumière et de poussière, de parfums d’immortelles et de voix villageoises. En tableaux brefs et sensibles, il fait renaître le potier voisin, le savetier, le maçon; la bastide et le village; la rudesse de l’azur et le rêve obstiné d’un peu d’ombre. On y entend la cadence des métiers, la terre et l’argile, la culture ardente des immortelles. Entre tendresse et précision, sa prose chante le pays natal, les gestes simples et la beauté nue des choses. Un classique solaire, à savourer à l’ombre, quand la chaleur pèse et que le temps se suspend.