Dans ce récit rare, René Boylesve s’écarte de ses cadres familiers pour faire danser, sous des apparences mythologiques, la vérité des désirs et des mœurs. Les nymphes et les satyres n’y sont pas seulement figures antiques: ils deviennent le miroir d’un monde où l’innocence se grise, où l’élan sensuel frôle la bienséance, où l’ironie éclaire la tendresse. D’une main légère, l’auteur orchestre une comédie fine, à la fois voluptueuse et lucide, où l’art, le rêve et la société se répondent. On y goûte une prose souple, scintillante, qui suggère plus qu’elle ne dit et laisse au lecteur le plaisir d’entrevoir ce qui se cache derrière le bal des apparences.