Dans ces courts tableaux en prose, Remy de Gourmont distille une mélancolie lucide et une ironie feutrée. Entre rêve et désenchantement, figures furtives et paysages intérieurs se succèdent en vignettes moroses où l’ombre révèle la beauté. Fin de siècle, la phrase se fait musique: elle effleure le bizarre, l’ennui, le désir, la mort, et laisse au silence la part du mystère.À écouter comme on feuillette un carnet de songes: pièces brèves, cadence envoûtante, éclats de pensée qui persistent. Une invitation à goûter la prose poétique d’un maître de la nuance, entre charme décadent et clarté cruelle. Des visions brèves, au bord du sourire et de l’abîme.