Un souffle sombre traverse ce récit où l’obsession de la pureté rencontre la part la plus trouble de l’âme. L’ange purificateur: figure réelle ou fantasme collectif? On devine sa trace dans les silences, les non-dits, les gestes qu’on voudrait effacer. À mesure que la vérité se dérobe, la frontière entre faute et rédemption s’effrite, et chacun doit confronter ce qu’il est prêt à sacrifier pour se croire innocent. Sans jamais tout livrer, Pierre Cusson installe une tension feutrée et implacable, jusqu’au point de non-retour où juger revient à se juger soi-même. Une expérience d’écoute en clair-obscur, nerveuse et envoûtante.