Il existe des peurs qui traversent les siècles sans jamais perdre leur pouvoir. La peur du noir. La peur de la mort. Et, plus profondément encore, la peur de ne plus être soi-même. De sentir sa volonté s’effacer, sa voix devenir étrangère, son corps agir contre son esprit. La possession démoniaque se situe précisé-ment à cet endroit vertigineux : là où l’identité vacille, où la frontière entre l’humain et l’Autre se brouille.