Pourquoi une revue culturelle? Parce que les hommes et les femmes qui la font sont essentiels et qu'ils parlent justement de l'essence qui habite en chacun de nous. Malheureusement ce genre de chose n'a pas toujours la place qui lui revient dans une société axée sur la production matérielle. Que de futilités éphémères et qui pourtant font l'affaire d'une minorité dirigeante. Bon voilà! Le début de mon papier est raté. Je fais encore malgré moi de la politique. Pourquoi faut-il toujours que l'on arrive à la politique lorsque l'on parle de culture? Faudrait peut-être demander une subvention pour faire une étude là-dessus. Enfin, laissons-là le "pouvoir" et parlons plutôt de cette capacité qu'a l'émotion de nous chavirer l'intérieur. L'émotion est une faculté de l'être humain qui lui fait parfois transcender sa condition aberrante de bête de trait. Comme disait l'autre, celui-là peut être mis au cachot et pourtant se sentir libre. C'est de cette liberté dont il est question. Liberté de rêver, de penser, de dire et d'écrire ce qui nous plaît. La culture est vaste, comme on le sait, grande comme un pays avec chacun de ses habitants. Mais qui est écrivain? Qui accorde les brevets? Peu importe. Selon le dictionnaire qui sème à tout vent, un écrivain est un "auteur, homme ou femme, qui compose des livres". Donc ce n'est pas nécessairement l'écrivain (potentat de l'émotion) qui participera à cette revue puisque plusieurs personnes de diverses professions seront appelées à y collaborer. Là-dessus, je termine. J'aurais envie de crier: « Longue vie au SABORD », mais je ne le ferai pas. Le bateau étant à l'eau, gageons que si le capitaine Haddock était ici, il nous souhaiterait « mille millions de mille SABORD ».