De 1870 à 1945, à travers trois générations, cette saga familiale retrace des destins de femmes fortes et combatives, dans une société qui leur refuse encore droits et reconnaissance. Une fresque romanesque traversée par la guerre, le travail, l’amour et le courage.
Antonia et Jentout dirigent la scierie de monsieur Sauboy. Les affaires sont florissantes et un important marché de traverses s’annonce. Mais Jentout meurt brutalement, laissant Antonia seule aux commandes. Femme d’une détermination et d’un courage exceptionnels, elle reprend la direction de l’entreprise. Si elle est respectée, les ouvriers acceptent difficilement l’autorité d’une femme dans ce monde d’hommes.
Son fils Rémi, appelé à reprendre l’affaire à son retour du service militaire, tarde à assumer ce rôle. Marié, peu pressé de remplacer sa mère, il laisse la situation s’envenimer. Un jour, la colère d’un ouvrier embrase la scierie. Dégoûté, Rémi quitte le village avec son épouse et s’installe chez son grand-père, où il se reconvertit en gemmeur.
Quelques années plus tard, leur fille Isabelle a dix-huit ans lorsque la grande guerre éclate. Enceinte de Guillaume, elle espère un mariage prochain, convaincue que le conflit sera bref. Mais Guillaume disparaît au front. Refusant de se résigner, Isabelle décide de devenir infirmière pour le retrouver. En formation à Bordeaux, elle fait la rencontre de Sarah Bernhardt, avec qui elle noue une amitié inattendue. Portée par son obstination, Isabelle parvient à se rapprocher du front, prête à tout pour retrouver l’homme qu’elle aime.