Le manuscrit se déroule en 3 grandes parties qui alternent récit autobiographique, scènes intimes, archives de presse et réflexions militantes. La narration est chronologique mais ponctuée de retours en arrière et de « zoom » thématiques qui éclairent les combats collectifs pour les droits des personnes handicapées. Épuisée par le manque d’assistance, Gisèle prend sa retraite anticipée et s’exile le 18 avril 1999. En Suède, la loi de 1994 lui accorde 116 heures hebdomadaires d’assistance personnelle, payées en partie par la commune, en partie par la Sécurité sociale. Elle y retrouve un travail, un logement adapté et même la possibilité de jouer de l’orgue. Dans sa conclusion, elle se dit apaisée, profondément satisfaite d’avoir enfin « déposé » ses luttes et ses émerveillements. La Dame à roulettes n’est pas qu’un témoignage : c’est une invitation à repenser la société depuis une chaise qui roule — et à y voir, non pas un destin tragique, mais « une vie intensément passionnante ».