Le récit s’ouvre à Paris, à la veille de la Première Guerre mondiale. Jean Cocteau propose à Sergueï Diaghilev, directeur des Ballets russes, le spectacle Parade. Cocteau sollicite Erik Satie pour la musique et Pablo Picasso pour les décors et les costumes. Créé à Paris en 1917, en pleine guerre, le ballet est un échec mais marque un tournant dans l’histoire de la danse. Picasso peint un monumental rideau de scène de 17 mètres sur 10, qui entre dans l’histoire.Le rideau voyage ensuite à Buenos Aires pour une exposition au Musée national des beaux-arts, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Arturo Jacinto Álvarez, collectionneur excentrique et écrivain, en tombe amoureux, l’acquiert et le transporte dans sa propriété de la province de Buenos Aires.Si la première partie du récit s’appuie sur des sources précises, cette seconde partie se nourrit de la production littéraire d’Álvarez, d’articles de presse et de témoignages de ceux qui l’ont connu, laissant place à une dimension spéculative.Le rideau regagne ensuite l’Europe pour une exposition. Les experts d’art se mobilisent afin de récupérer cette pièce inestimable, qui fait aujourd’hui partie de la collection du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, à Paris.La partie finale de l’ouvrage rassemble des informations ultérieurement découvertes dans d’autres sources, proposant différentes hypothèses non vérifiées qui ouvrent de nouvelles interrogations.