Ce roman autobiographique décrit le désespoir d'un enfant de dix ans privé de l'amour maternel qui lui aurait permis de grandir, du lait maternel dont il avait besoin pour se développer. C'est comme si on lui avait coupé le cordon ombilical alors qu'il n'avait pas fini de se développer dans le ventre de sa mère. Il a eu une mère aimante qu'il admire, non pas parmi d'autres, mais parce que c'est la seule au monde qu'il trouve admirable.Dans la première partie, l'action débute au Vietnam pendant la guerre 39/45 jusque décembre 1951. Il ne s'agit pas d'un écrit à but politique mais de la vie d'un autochtone telle qu'il l'a vécue, et telle que sa famille a été traitée. C'est l'autre face de l'histoire que l'on n'ose écrire qu'aujourd'hui, quatre-vingts ans après.La deuxième partie se déroule en France métropolitaine en 1953. L'auteur y découvre la France démocratique de l'après-guerre, contrastant singulièrement avec la France colonisatrice. Il reçoit le choc sociétal qui l'illumine. Il troque la haine pour l'amour, un amour profond où il retrouve son statut d'homme à l'égal des autres hommes, la liberté de vivre sans crainte et une réelle fraternité qui lui a permis de se fondre dans un corps social qui lui paraissait homogène, ordonné et stable.