L’objet a toujours fasciné l’être humain, et si, perdu, il est retrouvé par hasard, il suscite alors de la curiosité : quand a-t-il été perdu ? À qui appartient-il ? À quoi sert-il ?...
Les objets ont aussi une valeur et des enjeux ancestraux, portant sur leur restitution à leur propriétaire ou leur appropriation par une autre personne.
Si, au Moyen Âge, les pouvoirs royaux et seigneuriaux avaient tous les droits en la matière, on cherche à partir de la Révolution des modalités plus justes.
À Paris, le service des objets trouvés est rattaché depuis le XIXe siècle à la préfecture de Police et, dans les autres communes, à la mairie ou aux commissariats. Il est, depuis son origine, sujet de curiosité pour la presse qui y consacre de nombreux articles, et constitue un véritable inventaire « à la Prévert » : parapluies, montres, médailles, clés, lunettes, mais aussi d’autres plus insolites, comme une épée d’académicien, une lampe à souder, des violons, rejoints ensuite par les appareils photo ou les équipements informatiques...
Ce livre explique l’organisation de ce service à différentes époques et relate de nombreuses anecdotes significatives de nos modes de vie liés aux biens matériels.