« La pluie se regardait tomber en gaies éclaboussures sur le miroir du parvis ». C’est ainsi que débute le roman, où, sous un abribus, une femme est assise. Un homme s’y installe, un grand mètre les sépare, un petit mètre va les rapprocher, un premier mot : pardon. Tout un symbole.Elle est peintre, et lui sculpteur. L’art va les rassembler, le genre les questionner. Où se situe la différence entre mâle et masculin, entre femelle et féminin, entre sexe et genre, entre Simone de Beauvoir et Nancy Huston ? Où se situe la différence entre dépendance et liberté, indépendance et responsabilité, surtout quand l'enfantement vient s'immiscer dans la relation du couple ?C’est en liant les vécus de personnages très différents que l’auteur fait ressortir l’espérance d’un bonheur partagé dans une société où le respect de l'autre induit la beauté des relations. Il y enlace amour et humour dans une écriture fluide qui nous fait tourner les pages avec plaisir.