Kaboul, le jardin de ma mémoire est le récit d’une vie entre deux mondes, une traversée du siècle où la mémoire devient refuge et héritage. Nourrie par la lumière de Kaboul, par ses montagnes et ses parfums de jasmin, l’auteure y évoque l’enfance heureuse, les années d’études, la montée des bouleversements politiques et, bientôt, l’exil.
De la capitale afghane des années 1960 à l’Union soviétique des années 1970, jusqu’à la France où elle reconstruira sa vie, se dessine le parcours d’une femme guidée par la force du savoir et la fidélité à sa liberté intérieure. Dans une langue limpide, poétique et habitée, l’auteure fait revivre une époque disparue : Kaboul avant la guerre, ville de lumière et de promesses, puis le froid de l’Ukraine soviétique, les espoirs, les désillusions, et le long chemin vers l’apaisement. Ce livre est avant tout un témoignage d’amour pour une terre, pour une famille, pour la vie.
C’est aussi une lettre ouverte aux générations nouvelles, née d’une simple question posée par les petits-enfants : « Toi aussi, Grand-mère, tu as étudié dans des écoles clandestines ? Comment était ta vie, là-bas, avant ? » De ce questionnement enfantin est né un récit de transmission et de paix, où la mémoire devient un jardin à cultiver, pour que jamais ne s’effacent les racines. Dans cette lettre adressée à l’avenir, l’auteure insiste aussi sur l’importance de l’instruction et de la connaissance, forces de liberté et de renaissance face à l’oubli et à l’obscurantisme.