L’autoportrait est le meilleur moyen pour montrer l’état de la société française. En ravivant les souvenirs de toutes les grandes périodes de ma vie, et à l’aide de l’observation du poids qu’exercent les médias, et des relations avec les autres, sur notre pensée, cela m’a amené à mettre l’accent, plus généralement, sur les dérives propagandistes, et totalitaires, de la France. Je retrace mon parcours contrarié de chercheur en biologie, et qui a été entravé par le système éducatif. J’y évoque ma soif de savoir, qui m’a progressivement mené dans un chemin de penseur. Je livre des anecdotes marquantes, notamment sur mon professeur Jean-Claude Gaudin devenu maire de Marseille. Je me replonge dans mon enfance au sein d’une famille marseillaise, entre une mère issue de la bourgeoisie, et un père, grand architecte. À travers cette analyse familiale, j’examine l’influence du politique et du communautarisme, et je pointe du doigt certaines erreurs dans L’idiot de la famille de Sartre. J’y raconte également l’éloignement de mes proches. Je mets en lumière la responsabilité des figures intellectuelles médiatiques, dans la sclérose du jugement, et dans l’illusion d’une neutralité journalistique.