À la confluence de territoires rêvés où l’humain et la nature se confondent, ce recueil déploie une cartographie de l’intime façonnée par les saisons et l’entrechoquement des histoires. Dans une langue farouche mais précise, l’auteure nous emmène dans une quête : celle de faire corps avec l’Autre malgré les difficultés. Elle nous fait prendre les chemins de traverse, explorer nos forêts intérieures et marcher le long de rives imaginaires, pour remonter à la source : le désir profond de s’enraciner – au pied d’un arbre, au creux d’une épaule. Au fil de textes courts mais évocateurs, elle traduit le désir profond d’un retour aux origines et l’espoir des recommencements, au-delà des impossibilités et des chutes. Elle dresse le portrait d’une nature fantasmée qui abolit les frontières entre soi et le dehors, et qui propose une voie d’apaisement dans un monde d’altérité. Une poésie qui goûte le sel et sent bon le sapinage, à savourer au coin du feu.