La gentillesse, souvent moquée comme de la mièvrerie ou de la faiblesse, est en fait une force éthique exigeante. Elle demande lucidité, courage, et engagement envers l’autre. Ce n’est pas un réflexe, c’est un choix : orienter ses actes vers le bien, sans naïveté, dans un monde rude. Elle n’est pas qu’un comportement interpersonnel : elle devient un projet de société. Elle relie les êtres, répare les fractures, et rappelle que la dignité se joue dans les gestes ordinaires. Elle est une réponse à l’individualisme contemporain et au culte du « moi d’abord ». Ce livre est une invitation à penser la gentillesse comme une puissance transformatrice : elle réconcilie l’éthique et l’émotion, la lucidité et l’empathie, l’individuel et le collectif. C’est une philosophie du « care » qui ne nie pas le tragique de l’humain, mais qui propose d’y répondre par la relation plutôt que par le repli sur soi.