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Résumé

Extrait

1. Veiller au bien-être des locataires

De l’avis de plusieurs administrateurs et gestionnaires, le bien-être des locataires est la pierre angulaire de la conciliation. C’est en se souciant du bien-être des résidents que les dirigeants développent des pratiques innovantes pour concilier la gestion immobilière et la gestion sociale. Veiller au bien-être des locataires est donc une orientation clé pour favoriser la conciliation. Le but de ce premier chapitre est de montrer la nécessité et les bienfaits de cette orientation qui est déjà bien implantée dans plusieurs offices d’habitation (OH).
Il convient aussi de signaler que le gouvernement du Québec encourage les dirigeants des HLM à veiller au bien-être des locataires. L’article 57 de la Loi sur la Société d’habitation du Québec les incite à s’occuper de cet aspect en les encourageant à mettre « en œuvre toutes activités à caractère social et communautaire favorisant le mieux-être de sa clientèle » (gou­vernement du Québec, 2013). Le manuel de gestion du logement social de la SHQ les encourage aussi à faire « du HLM un milieu où il fait bon vivre » (SHQ, 2005, p. 1). Le bien-être des locataires est également un enjeu de premier ordre, car, comme il a été mentionné plus tôt, les HLM sont le dernier filet social pour plusieurs individus aux prises avec de nombreux problèmes sociaux et des « incapacités de toutes sortes », comme des problèmes de santé mentale et des handicaps physiques (Réseau Circum, 1997, p. 31). Selon une étude menée par la SHQ, 24,6 % des ensembles immobiliers destinés aux familles comptent des ménages ayant des problèmes de santé physique ou mentale dans une proportion de 10 % à 20 %. Ce pourcentage est encore plus élevé dans les immeubles de ­personnes âgées, soit 25,7 % (Aubin, 2011, p. 29).
Négliger de s’occuper du bien-être de ces individus ne peut qu’aggraver leur situation puisque « être mal logé, c’est ouvrir la porte à l’inconfort, à la maladie, à la rigueur des éléments, à la dégradation de ses biens, voire à des blessures » (Miron, 1994, p. 7). Une autre étude souligne que de mauvaises conditions de vie peuvent exposer les locataires à des tensions physiques et mentales (May, 2007). Vaillancourt et Ducharme (2000, p. 7) précisent également que « le logement constitue, avec l’emploi et l’éducation, l’un des trois déterminants majeurs de l’état de santé et du bien-être des individus et des familles ». En d’autres termes, « good housing is crucial for good mental health » (NHS, 2011, p. 1). Miron (1994, p. 7) rappelle aussi que « des conditions de logements satisfaisantes peuvent contribuer à l’égalité des chances, à la redistribution de la richesse et à la promotion de la dignité et de la liberté de choix de l’individu ».
Selon les administrateurs et les gestionnaires, quatre orientations contribuent à favoriser le bien-être des locataires : sensibiliser les dirigeants aux locataires, accorder de l’importance aux locataires, améliorer la qualité de vie des locataires et favoriser le développement durable. Chacun de ces aspects touche à la fois aux impératifs de la gestion immobilière et de la gestion sociale en plus de contribuer positivement à leur conciliation

Caractéristiques

Editeur : Presses de l'Université du Québec

Auteur(s) : Paul Morin, Jeannette LeBlanc, Jean-François Vachon

Publication : 5 mars 2014

Edition : 1ère édition

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : Contenu téléchargeable [PDF]

Contenu(s) : PDF

Protection(s) : DRM ACS4 (PDF)

Taille(s) : 1,1 ko (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3080

EAN13 Contenu téléchargeable [PDF] : 9782760539761

EAN13 (papier) : 9782760539754

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