On l'a cherché longtemps, celui qui expliquerait toute l'histoire. On le voit enfin, par un trou dans la cloison. Il a posé son chapeau noir sur ses genoux. Sa large silhouette se carbonise dans l'incendie du papier peint. Il y a assez d'épaisseur sous la carapace de son veston pour loger deux ailes ténébreuses prêtes à se déployer. Portant le gant à son nez, va-t-il arracher son masque de carnaval pour une absence de visage ? Le voici, le prince peu charmant avec qui, depuis l'origine, on a rendez-vous. Ce n'est plus le moment de trembler. Peignons-nous sur la face un large sourire de clown, pour l'entretien au sommet.
C'est l'histoire d'un ogre et de sa famille. Ils aiment faire des farces : les plus cruelles sont les meilleures