En 1957, Jean-Michel a six ans.Il vit auprès de sa mère, Jeanne, qui l’entoure d’un amour sans faille et le protège d’une vérité dont il ignore tout. Son père, Jacques, apparaît puis disparaît au gré d’une existence hors du commun. Impresario de grandes vedettes de l’époque, il ouvre à son fils les portes d’un univers où les palaces, la ville de Cannes, les artistes, les tournées d’opérettes et les coulisses du spectacle semblent appartenir à un monde enchanté. Sous ses yeux émerveillés, défilent une France des années 50 et 60, ses institutions, ses gares, ses trains de nuit, ses voitures américaines, ses mythes et ses espoirs. Mais derrière cette féerie s’installent peu à peu l’inquiétude, les absences prégnantes et les questions auxquelles personne ne répond.Un appel téléphonique mettra fin à l’enfance. Bien des années plus tard, les secrets enfouis remonteront enfin à la surface, révélant ce que l’amour d’une mère avait cherché à préserver pour épargner son fils d’une vérité amère. Peuplé de personnages inoubliables, souvent hauts en couleur, ce récit restitue avec une précision chirurgicale une époque désormais révolue. L’humour y côtoie l’émotion, la tendresse la causticité, tandis que la mémoire éclaire peu à peu ce que l’enfant n’avait pas encore les moyens de comprendre.Un récit qui se lit sans pause, d’une grande richesse d’évocation, où la mémoire devient littérature.Il existe des enfances qui ressemblent à des contes. Jusqu’au jour où le conte s’interrompt.