Carine Vanderlinde et Michel Deville se retrouvent pour la troisième et dernière fois à l’occasion de l’adaptation de Nancy en hiver, le roman de Gilles Ferrière. Si les admirateurs de l’écrivain peinent à y retrouver leur latin, le narrateur reconnaît en revanche tout de suite un ton et des propos qui lui sont familiers depuis Le prix des choses, et la délicatesse avec laquelle le film décrit la rencontre improbable entre un phallocrate borné et une féministe tout aussi butée l’entraîne à nouveau dans l’euphorie que suscitent les chefs d’œuvre.