Le plus singulier, dans ce livre où la douceur et la douleur semblent avoir échangé leur consonne médiane, c’est l’humour qui participe d’une fête d’autant plus menacée qu’elle est légitime : la vie presque immobile. Posant les yeux sur des visages et des paysages, sur des désirs et des détresses, Onésime, visiteur insolite, nous apprend à regarder au fond de nous-mêmes, comme si pouvait s’y trouver une marelle sans désastre.