Pendant des décennies, Lino Carpinteri et Mariano Faraguna ont décrit la désintégration de l’Empire austro-hongrois dans une série de nouvelles écrites en dialecte triestin, Le Maldobrie (du slovène malo dobro, qu’on pourrait traduire par ‘espiègleries’ ou ‘plaisanteries’).
Le narrateur est toujours le vieux sior Bortolo, ancien marin devenu marchand de poissons qui, derrière son étal, raconte ses souvenirs « d’avant la Première Guerre mondiale » à une ménagère, siora Nina, qui comprend tout de travers. Dans ses récits, une foule de personnages pittoresques croise les pas de certaines figures historiques telles que les empereurs François-Joseph et Charles Ier, l’amiral Horthy ou encore le poète-soldat D’Annunzio.
Ils sont proposés ici en français, grâce à la traduction de Julien Sapori.
Humour et nostalgie se mêlent pour nous décrire une civilisation disparue à tout jamais.