Résumé

« Il n’y a pas une once d’ironie dans mes livres. » Qui connaît l’œuvre d’Éric Chevillard ne peut croire à cette affirmation qu’il énonce pourtant dans un ouvrage de 2022. En effet, il s’est forgé au fil du temps une solide réputation d’écrivain insaisissable, espiègle et fantasque — une posture d’ironiste. Ce n’est pas un hasard si la phrase susmentionnée figure dans un pamphlet (ironique) contre l’ironie, qu’il faut lire à l’envers. En vitupérant ce mode d’expression, Chevillard en fait le plus retors des éloges ; en prenant la pose caricaturale d’un écrivain « sincère », il suggère par contraste ce qu’est, à ses yeux, un créateur légitime.
De Jean-Benoît Puech à Thomas Clerc, en passant par Jean-Philippe Toussaint, Pierre Michon, Jean Echenoz et Pierre Senges, d’autres auteurs contemporains recourent à l’ironie pour façonner des identités instables, auxquelles on peut attribuer une valeur esthétique. Chacun d’entre eux réinvente la figure ancestrale de l’eirôn, l’adaptant aux enjeux de notre époque, et s’en sert pour questionner le rôle de l’écrivain dans la société. L’analyse de leurs autoportraits obliques finit ainsi par susciter une réflexion cinglante sur la littérature du XXIᵉ siècle.

Caractéristiques

Auteur(s) : Alessandro Grosso

Publication : 19 novembre 2026

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : eBook [PDF]

Contenu(s) : PDF

Protection(s) : Marquage social (PDF)

Taille(s) : 2,42 Mo (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 4024

EAN13 eBook [PDF] : 9782336642628

EAN13 (papier) : 9782336642611

Avis

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