Ce sont ces hommes, malheureux d’être, empoisonnés par l’homosexualité. Ils transgressent le monde des hommes, où qu’ils aillent, le cœur malade et encrassé, loin de l’entendement et de la volonté divine.
Entre Paris et sa banlieue, d’une rue à l’autre, ces hommes se retrouvent ou se gardent à distance. Omar, Youness, Lyes et d’autres subissent ce désir coupable qui s’invite sans crier gare dans les lieux communs : salon familial, cour de récréation, mosquée, chambre à coucher.
C’est ainsi, la sanction est tombée sans qu’ils n’aient à participer à la réunion ; Dieu l’a décidé, le bonheur sera pour les autres. Alors, ils se battent. Contre les autres hommes, dans l’arène sociale, afin de mériter, eux aussi, le titre masculin. Et contre les croyants, dans l’arène spirituelle, afin de saisir à leur tour ce Dieu, invoqué ici et là, afin de s’emparer de Celui que les fervents entendent protéger, loin des invertis. Les malheureux Le pourchassent, espèrent Le rattraper, Le confronter : pourquoi ce désir interdit ?