Voici un des paradoxes nationaux les plus énigmatiques : aucun pays d'Europe n'a produit autant de grands penseurs libéraux que la France –; et aucun n'a moins suivi leurs leçons. De Fénelon à Tocqueville, de Montesquieu à Bertrand de Jouvenel, de Condorcet à Germaine de Staël, de Benjamin Constant à Raymond Aron, une vingtaine d'écrivains visionnaires ont tenté, à leur heure et à leur manière, d'enraciner la liberté dans les esprits et les mœurs, tandis que des hommes d'État et des ministres réformateurs, de Turgot à Giscard se sont efforcés de l'inscrire dans les institutions.
Et pourtant, tous se sont heurtés à la même résistance souterraine –; non pas l'hostilité de principe, mais la préférence tenace pour l'égalité, le réflexe de protection étatique, et cette peur fondamentale devant la liberté qui se confond avec la richesse et partant avec l'inéquité.
Ce grand livre entend moins célébrer les figures de proue libérales, que comprendre pourquoi notre pays n'a pas voulu les entendre. Dans la lignée de Tocqueville, il raconte avec maestria trois siècles d'occasions manquées –; et pose les seules questions qui comptent : Peut-on vaincre cette malédiction ? Un peuple peut-il désapprendre la servitude ?
Après Le sceptre et la plume , qui étudiait la relation ancestrale entre politique et littérature, Bruno de Cessole poursuit avec maestria l'anatomie des singularités françaises. En écrivain moraliste autant qu'en historien.
Publication : 28 janvier 2027
Intérieur : Noir & blanc
Support(s) : eBook [ePub]
Contenu(s) : ePub
Protection(s) : Marquage social (ePub)
Taille(s) : 0 octets (ePub)
Langue(s) : Français
Code(s) CLIL : 3383
EAN13 eBook [ePub] : 9782262117412
EAN13 (papier) : 9782262106942
17,99 €