Le langage est le terrain d’un nouveau champ de bataille.
Des policiers de la langue officielle aux militants qui y voient la première instance révolutionnaire, des critiques du fascisme de la « novlangue » aux paranoïaques de l'écriture inclusive, les mots semblent désormais investis d’un pouvoir sans limite, que chacun souhaiterait se réapproprier.
À rebours de cette tendance qui fait les débats et les querelles du présent, Pierre Vinclair livre une enquête urgente, à la fois poétique et métaphysique, sur les conditions réelles de la puissance politique du langage. Que peut-on vraiment faire avec les mots ? Et surtout : comment le faire ? Comment dire enfin le mot juste ? Pour répondre à ces questions, il n’y a qu’un seul chemin possible : retrouver, au cœur des phrases, de leurs articulations et de leur syntaxe, leur propre capacité anarchique de création, en dehors de toute institution établie.