Depuis soixante ans, les alertes sur le changement climatique se succèdent. Les rapports s’accumulent. Les accords internationaux se multiplient. Et pourtant, rien ne change vraiment. Pourquoi ?
Lauriane Mouysset apporte une réponse inattendue : parce que le discours écologique a oublié la liberté. Dans des sociétés où cette valeur devance toutes les autres – devant la justice, devant l’égalité –, chaque mesure contraignante se heurte au même mur. La taxe carbone, la limitation de vitesse, le menu végétarien imposé : autant de propositions aussitôt rejetées au nom d’une liberté perçue comme menacée.
Avec La liberté des limites, l’autrice propose une voie de sortie. S’appuyant sur la « théorie du donut » de l'économiste Kate Raworth – cet espace viable entre les limites planétaires à ne pas dépasser et les besoins humains à satisfaire –, elle montre que ces outils, aussi rigoureux soient-ils, ne disent pas pourquoi il serait désirable de rester dans leurs frontières. Ce chaînon manquant, c’est la philosophie politique qui peut le fournir : en repensant le libéralisme depuis ses fondements, il devient possible d’articuler écologie et liberté sans opposer l’une à l’autre.
Accessible, rigoureux et résolument original, cet essai s’adresse à tous ceux qui refusent de choisir entre la planète et leur vie.