La commande que reçoit l’auteure, dealeuse de mémoire, pourrait se résumer ainsi : trois vies, l’une tranchée au couperet entre un avant et un après, la seconde segmentée en quinze engins érotiques, la dernière effilochée.
Ces trois vies, Alice, seule, prisonnière dans une ville déserte, les reconstruit. Une voix narrative rugueuse et abrupte qui assemble les fragments d’une enfance heureuse et d’une adolescence vécue intensément dans le tourbillon de Mai 68.
Un récit sensoriel dans lequel ce sont les images, les sons, les couleurs qui expriment les émotions mieux que ne le feraient les mots et les actions.
Mêlant âpreté et poésie, le temps passe rapidement de la jeunesse à la vieillesse, pour découvrir que rien, pas même l’amour, ne reste pur lorsque, le moment venu, il faut rendre compte de la réalité, de la fiction et de l’air du temps.