Résumé

À l’heure de l’hypermémorialité, où le numérique fige les parcours dans un éternel présent, le droit peut-il encore se permettre d’oublier ? Si la marque au fer rouge a disparu, le stigmate judiciaire survit à la peine. Pour
celui qui a pourtant payé sa dette et satisfait aux exigences de la justice, la condamnation devient une étiquette indélébile. Lorsque les portes de l’emploi, du logement et de la vie civique se ferment, la récidive cesse d’être une défaillance individuelle pour devenir une fatalité systémique.
Dans le cadre sensible des infractions à caractère sexuel, l’oubli ne doit plus être perçu comme un renoncement, mais comme une exigence de sécurité publique. Loin d’être un pari inconscient, ou le synonyme d’un pardon qui n’appartient qu’à la victime, l’effacement encadré de la
mémoire pénale s’impose comme le levier indispensable de la désistance. En restaurant la capacité d’avenir de celui qui a purgé sa peine, le droit ne cherche pas à occulter le passé, mais à tarir la source du risque.
En explorant des mécanismes juridiques méconnus ou complexifiés, une réconciliation entre impératifs sécuritaires, dignité humaine et paix sociale devient possible. Le véritable devoir de justice envers les victimes ne réside-t-il pas, paradoxalement, dans la capacité du droit à savoir oublier ?

Caractéristiques

Auteur(s) : Blandine Labati

Publication : 3 septembre 2026

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : eBook [PDF]

Contenu(s) : PDF

Protection(s) : Marquage social (PDF)

Taille(s) : 2,05 Mo (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3260

EAN13 eBook [PDF] : 9782336604152

EAN13 (papier) : 9782336604145

Avis

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